Le comité d’organisation de cette 16e édition des JRES poursuit l’attention particulière portée aux enjeux environnementaux et sociaux du congrès à travers différentes actions dont la création de cette Charte et d’un bilan carbone.

Pour piloter la démarche engagée, le comité d’organisation met en œuvre un plan d’actions en faveur d’un événement inclusif et responsable, dans une perspective d’amélioration continue, depuis la phase de préparation jusqu’au bilan. Ce plan d’actions permet de prendre en compte les besoins et attentes de toutes les parties prenantes (congressistes, partenaires, prestataires) dans l’organisation de l’événement dans le but de les satisfaire, de susciter l’intérêt des participant⋅es pour cette démarche et de générer un sentiment d’appartenance et de fierté de la communauté JRES. Ces engagements reposent sur le plan d’actions suivant :

Réduire les impacts environnementaux du congrès

  • Optimiser nos ressources et réduire le gaspillage alimentaire (mise en place d’une solution de don alimentaire), appliquer une politique de réduction et de valorisation de nos déchets (réemploi puis recyclage des déchets matériels et électroniques/ électriques) ;

  • Proposer un circuit d’alimentation local et circulaire, et limiter la part de viande dans les repas (par le choix d’un traiteur local, fondé sur des critères environnementaux et sociaux) ;

  • Favoriser les mobilités douces (encourager transport ferroviaire et covoiturage, usage des transports en commun) ;

  • Réduire la consommation énergétique globale lors de l’évènement, limiter la distribution de « goodies » dont le mode de production et d’acheminement ne sont pas en accord avec les engagements environnementaux du comité d’organisation ;

  • Gérer et mesurer finement les émissions de gaz à effets de serre de l’évènement présenté sous forme d’un bilan carbone.

A l’issue des JRES 2024, un bilan carbone a été réalisé et a permis de montrer que les transports représentent près de 68 % des émissions totales, constituant de loin le principal poste d’impact. Au total, l’événement a généré 187,7 tCO2e, soit l’équivalent de 106 allers-retours Paris–New York en avion.

Les repas constituent également un levier significatif, avec des écarts d’impact importants selon les choix alimentaires : par exemple, les options à base de bœuf sont les plus émettrices, tandis que des alternatives végétariennes permettent de réduire significativement les émissions.

En 2024, l’évolution de notre offre de restauration, en proposant 50% de repas végétariens, combinée à des actions sur la mobilité a permis de générer une économie de 3,65 tCO2e, soit l’équivalent de 17 000 km en voiture. Ces résultats confirment que des choix concrets, à la fois individuels et organisationnels, peuvent contribuer à limiter l’empreinte carbone globale de l’événement.

Organiser un événement audacieux, inclusif et respectueux des personnes

  • Inclure des sujets éthiques et sociétaux liés aux thématiques centrales de l’activité du Congrès (exposition, espace du libre, conférences, communications…) ;

  • Garantir l’accès aux personnes en situation de handicap, au bénéfice de toutes et tous, dans les espaces physiques du lieu d’accueil du congrès, et proposer un accompagnement personnalisé des personnes ;

  • Renforcer l’accessibilité numérique des supports numériques du congrès (site web et formulaire d’inscription accessibles, vélotypie lors des plénières, sous-titrage des vidéos en replay) ;

  • Écrire un règlement intérieur et mettre en place une organisation interne (contre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles) garantissant un environnement sûr, sain et agréable à chaque congressiste durant toute la durée de l’événement, dans les espaces physiques comme numériques ;

  • Respecter les libertés numériques des congressistes (protection des données personnelles nécessaires à l’organisation de l’événement, utilisation privilégiée de logiciels et applications libres et open source respectueux de la vie privée).

Le handicap concerne une part significative de la population : 1 personne sur 10 est en situation de handicap, et près de 50 % des individus y seront confrontés au cours de leur vie. Par ailleurs, 80 % des handicaps sont invisibles, ce qui rend indispensable une approche globale et anticipée de l’inclusion.

Le handicap recouvre des réalités multiples : moteur, sensoriel, psychique, cognitif, mental, ou encore des maladies invalidantes. Il résulte de l’interaction entre des limitations individuelles et un environnement qui peut générer des obstacles à la participation.

Dans ce contexte, concevoir un événement responsable consiste à garantir à chacun un environnement accessible, sûr et respectueux, en luttant contre toutes les formes d’exclusion, notamment les violences et harcèlements sexistes et sexuels (VHSS), et en veillant au respect des libertés et de l’accessibilité numériques pour tous les publics.